martes, 24 de febrero de 2026

LE NOUVEAU CHEMIN DE FER ESPAGNOL

L'ILLUSTRATION, 15 de septiembre de 1883

L'Illustration, 22 de septiembre de 1883

LE NOUVEAU CHEMIN DE FER ESPAGNOL

ESPAGNE - LE CHEMIN DE FER DES ASTURIES, GALICE ET LEÓN, INAUGIURÉ LE 1er SEPTEMBRE

Les fêtes qui ont eu lieu récemment à la Corogne et auxquelles le roi Alphonse a assisté ont appelé l’attention sur les chemins de fer que la Compagnie des Asturies, Galice et Léon a construits à travers les riches et industrieuses contrées du nord-ouest de l’Espagne.

Le réseau complet de la Compagnie comprend 740 kilomètres.


Sur cet ensemble, la partie de la ligne de Galice allant de Ponferrada à l’Oural présente une étendue de 136 kilomètres. Sur cette portion du réseau de la Compagnie, il y avait à lutter contre des difficultés techniques considérables. D’immenses travaux étaient nécessaires pour établir les ponts sur la rivière Sil, les viaducs de la montée du Lor, le grand tunnel de la Frieira, le grand viaduc de Linarès, enfin le grand tunnel de l’Oural. Malgré les difficultés qu’il fallait surmonter, les travaux ont été poussés avec une telle activité que les trains parcourent aujourd’hui toute la ligne de la Galice et qu’il n’y a plus de solution de continuité entre Palencia et la Corogne. En résumé, la Compagnie a devancé de dix mois le terme du délai fixé par la loi de concession.

Donc la Corogne, le grand port de l’Espagne sur l’Atlantique, va être désormais en communication directe avec le centre du pays. Cette ville ne peut manquer, dans ces conditions, d’acquérir promptement l’importance qu’indique son admirable situation géographique et d’arriver à un développement considérable.

En résumé, le chemin de fer qui vient d’être solennellement inauguré par le roi Alphonse est une œuvre économique d’une grande portée, et dont l’accomplissement fait honneur à l’intelligente activité et au fécond esprit d’entreprise de MM. Donon, Sazerac de Forge, Caillat, Durrieu, Ellissen, Rostand, Bévan, administrateurs de la Compagnie des Asturies, Galice et Léon.

On peut dire que cette ligne de chemins de fer, qui a été faite par des Français, avec des capitaux français, et qui va décupler dans l’avenir la puissance de production et la richesse d’une des plus belles régions de l’Espagne, constitue un nouveau lien, à la fois matériel et moral, entre la France et l’Espagne.

Nous donnons aujourd’hui quelques vues de cette nouveTe ligne qui est excessivement pittoresque sur tout son parcours.

A partir de Palencia, où elle commence, la voie s’engage au milieu de plaines immenses, renommées par la richesse du sol, et toutes cultivées en céréales. En face de Palencia, dans la plaine, s’élève le San Cristo de Otero. ruine d’un ancien monastère situé sur le sommet d’une montagne. Après avoir traversé la rivière l’Esla, on aperçoit Léon, dominé par les flèches de sa cathédrale.

Arrivée à Léon, la ligne bifurque dans deux directions, l’une vers le Nord-Ouest, et aboutit à a Corogne (ligne de Galice), l’autre vers le Nord, ligne des Asturies, aboutit à Gijon.

C’est la ligne de Galice qui vient d’être inaugurée. La première ville que l’on rencontre sur cette ligne est Astorga, qui possède une cathédrale d’un beau style gothique renfermant d’anciens vitraux et de merveilleuses boiseries. 

La voie s’élève en suite par de nombreux détours sur les flancs des montagnes, et au milieu de pics imposants, pour atteindre le port de Manzanal et arriver à Ponferrada, qui se trouve au confluent du Sil et de la Boeza. Les ruines d’un vieux château des Templiers domine la ville. 

On traverse ensuite Monforte, et on arrive à Lugo, capitale de la province de ce nom.

A Estrecho de Cobas, se trouve le pont sur le Sil : il unit deux tunnels, l'un à la sortie même de la province de Léon, et d’où le train semble se lancer sur l’abîme, l’autre à l’entrée de la province d’Orense; le pont, entre les deux, est jeté obliquement ; il est de fer, à construction cellulaire; l’armature métallique a 105 mètres de longueur, 11 de hauteur: il est d’une seule portée.

Cet ouvrage a été d’une grande difficulté d’exécution, situé dans un site absolument sauvage. Lors du passage du train royal vers six heures du matin. Don Alphonse et dona Christine sont descendus pour examiner ce hardi traval.

Le pont sur le Sil, à Rairos, a 287 mètres de longueur; c’est dans cet endroit qu’ont été trouvées plusieurs grosses pépites d’or, du reste, le Sil est une rivière aurifère très renommée.

Au point de vue historique, on aperçoit en arrivant à la station de Grajal, une vieille forteresse que représente notre gravure. Ce fort, d’origine Arabe, forme une masse carrée, flanquée de quatre tours, toutes en très bon état de conservation.

Ce vieux fort appartient au duc de Sesto, le président du comité espagnol de la Compagnie des Asturies.

La dernière ville importante avant d’arriver à la Corogne est Lugo, chef-lieu de la province du même nom; sur la vallée est jeté le viaduc de la Chanca, autrement dit de Lugo, qui est un des travaux les plus importants de la ligne.

On arrive ensuite à la Corogne, dont nous donnerons le panorama la semaine prochaine.

El Constitucional, 1 de septiembre de 1883

VIAJE DE SS. MM. A GALICIA 
 
He aquí los telegramas que publica La Correspondencia: 
 
«Valladolid 31 (4'10 t.) — Han llegado sus majestades a esta estación, después de
haber recibido constantes ovaciones en las del tránsito. 
 
El entusiasmo y la fastuosidad aquí desplegada son grandes, como en Valencia,
Cataluña y la Rioja. Los sacerdotes, en nombre de todo el clero, protestan contra las sediciones y hacen votos por la consolidación de la dinastía. El pueblo aclama calurosamente a los reyes. 
 
El duque de Sexto ha salvado la vida a un hombre que caía a la vía en el momento de partir el tren de la estación de San Chidrian.  
 
S. M. la reina se muestra muy satisfecha de los vítores que le prodiga el pueblo. Hay verdaderos deseos de conocerla y amarla. — Mencheta
 
Palencia (6'30 t.) — A las cinco ha llegado el tren real. Esperaban a SS. MM. en el anden, el prelado, las corporaciones civiles y militares, y un gentío inmenso que ha vitoreado a nuestros reyes. SS. MM. se dignaron bajar del tren y revistaron a pie el regimiento de lanceros de España, que maniobró en presencia de sus majestades. SS. MM, continúan su viaje sin novedad. Los reyes reciben una ovación extraordinaria en todas las estaciones. 
 
El tren real llegará a León a las ocho y media de la noche, deteniéndose SS. MM. en la histórica ciudad dos horas. 
 
A las once y media proseguirán la marcha a Astorga, a cuya población llegará la regia comitiva a la una y cuarto. 
 
En Monforte se detendrá el tren real hora y cuarto. Llegará allí a las nueve y inedia de la mañana, saliendo a las once para Lugo. A la una y cuarto de la tarde entrará en esta ciudad y en la Coruña a las cinco. 
 
En Venta de Baños se han unido a la comitiva regia algunos corresponsales de periódicos franceses y administradores del Noroeste. 
 
En Ávila, después del almuerzo que se ofreció a los regios viajeros, el rey mantuvo una larga conversación con el señor marqués de Sardoal. 
 
León (enlace) 31 (8‘32 n.) — En este momento, y en medio de una gran ovación, llega el tren regio. SS. MM. han sido recibidas con entusiasmo y aclamaciones de la multitud. Las autoridades han cumplimentado a los reyes. La estación ofrece un aspecto fantástico. La compañía ha adornado esta gallarda estación de una manera elegantísima, y está iluminada por la electricidad. Todos los alrededores están llenos de gente. El tren se detendrá dos horas, durante cuyo tiempo se ofrecerá a los reyes un espléndido banquete. 
 
León 31 (11 n.). — Ha comenzado la comida oficial. El público, y especialmente las señoras, invadía el salón del comedor, que es espacioso y está decorado con mucho gusto. A la derecha del rey se sienta el señor ministro de Fomento y a la izquierda y en representación de la empresa Mr. Donon. A la derecha de S. M. la reina el ministro de Marina y a la izquierda el general Calleja, jefe del distrito militar. El banquete, servido por la casa Fornos, es espléndido y está muy bien servido. 
 
León 31 (11 n.). — Parte en este momento el tren real, en medio de los vivas y aclamaciones del numerosísimo pueblo, que invade la estación. Los reyes se manifiestan muy satisfechos. 
 
Astorga 1.º (12 m.ª). — El señor duque de Tamames, al bajar del tren en Quintana, ha tenido la desgracia de caerse, sufriendo una leve contusión. Inmediatamente el doctor Camisón ha practicado la cura. — Mencheta.

El Diario español, 2 de septiembre de 1883

VIAJE DE SS. MM.
Ayer a la una y medía de la tarde llegaron sus majestades sin novedad a Lugo, continuando su viaje a la Coruña a las 2,15 tarde, después de haber recibido a las corporaciones que han bajado a la estación a saludarle.
Toda la vía en las provincias de León, Orense y Lugo, invadida por una gran concurrencia de los pueblos inmediatas. Los castellanos, leoneses y gallegos, han vitoreado a los régios víajeros.
Las grandes obras de fábrica, acumuladas en 30 kilómetros, llamarán la atención del público cuando la línea se abra á la explotación.
S. M. el rey manifestó al director facultativo, D. Ángel Clavijo, para que lo trasmita a los ingenieros, la satisfacción con que ha visto sus admirables trabajos y la victoria que han alcanzado, con el concurso de los obreros en sus rudas tareas contra toda clase de dificultades. Todos desean saludar a SS. MM. y los reyes otorgan ese honor a millares de personas.
La recepción hecha en Galicia no puede ser más entusiasta. El valle de Monforte de Lemos, precioso. El viaducto de la Chanca, que acorta ocho kilómetros la llegada a Lugo y tiene 20 arcos, honra al ingeniero Sr. del Hoyo. Ha estado el cabildo catedral a ofrecer sus respetos a los reyes.
A la Coruña llegó el tren real a las 5 y cuarto en medio de un entusiasmo extraordinario.
A la una de la tarde llegaron los periodistas y los invitados. Los representantes de la prensa local han recibido en la estación a sus compañeros nacionales y extranjeros, obsequiándonos con atenciones sin cuento. La Coruña está animadísima. Tiene triple población de la ordinaria.
La escuadra se halla surta en el puerto, destacándose las fragatas «Vitoria» y «Numancia». Las banderas de loa buques de guerra y mercantes producen excelente efecto.
Las calles muy adornadas. Han salido a recibir a los reyes el capitán general, gobernador y la diputación.
Las tropas que revistará S. M. se componen de un batallón de Murcia, otro de cazadores de Reus, un regimiento de artillería y el escuadrón cazadores de Galicia, y un regimiento de infantería de Marina. 
El gentío de las calles, inmenso: arcos, banderolas, colgaduras, músicas, todo forma un cuadro de gran animación.
La Gaceta publica hoy el siguiente telegrama referente a la llegada de SS. MM. a la Coruña:
«CORUÑA 1.º (7'30 n.) — Al presidente del Consejo de ministros el ministro de Fomento:

«SS. MM. terminaron felizmente su viaje; la muchedumbre apiñada ocupaba la carrera hasta la parroquia de San Jorge, en donde se ha cantado el Te-Deum; desde allí SS. MM. se han dirigido al palacio de la diputación provincial, en uno de cuyos balcones han presenciado el desfile de las tropas, recibiendo en todas partes demostraciones de respeto y adhesión.»

Gaceta de los caminos de hierro, 2 de septiembre de 1883

INVITACIÓN Á LOS PERIODISTAS FRANCESES.

La Compañía de Asturias, Galicia y León ha tomado el buen acuerdo de invitar a la inauguración del ferro-carril de Galicia, que ayer se verificó, a cierto número de periodistas franceses.

He aquí en qué términos da cuenta de esto un colega de la nación vecina:

«El 1.° de Setiembre próximo, tendrá efecto la inauguración de la línea de Palencia a la Coruña, que forma parte de la red de la Compañía de los caminos de hierro de Asturias, Galicia y León. Con este motivo, se celebrarán brillantes fiestas a las cuales asistirá el rey D. Alfonso. El Consejo de administración de la Compañía ha tenido la galante idea de invitar al acto a cierto número de periódicos franceses, y de concierto con la Compañía Trasatlántica, ha organizado un viaje combinado por tierra y por mar, cuyo programa es el siguiente;

«Salida de París, los días 27 y 28 de Agosto.

«Llegada á Madrid, los 29 y 30.

»Permanencia de 24 horas ó de 48 horas, en Madrid.

»El 1.° de Setiembre, inauguración de la línea. Salida de Madrid el 31 de Agosto. Parada en Palencia. Llegada, el 1.° de Setiembre, a la una, a la Coruña.

»E1 dia 2, fiestas en la Coruña,

»El 3, embarque a bordo del vapor trasatlántico Pereire, que saldrá de la Coruña, con la escuadra real, para dirigirse a Burdeos.»

OBRAS DE LA LÍNEA DE GALICIA.

Las obras más importantes de este ferro-carril son, entre otras, las que indicamos a continuación:

1.ª Los túneles en el puerto de Manzanal, especialmente el del Lazo, en donde la vía vuelve a pasar por debajo de si misma a la profundidad de 60 metros, contorneando la montaña y a la distancia de cerca de seis kilómetros más adelante.

Desde este punto, cuando el viajero mira por las ventanillas de la derecha ve a trechos, allá abajo, en los hondos valles, en las orillas del río Tremor, la vía por donde va a pasar, tendida a l60 metros de profundidad.

El túnel del Lazo, do 1.035 metros cuyo descenso es verdaderamente admirable, fue concebido por el sabio ingeniero D. Melitón Martin, y estudiado y ejecutado por el jefe de las obras señor Cacho.

2.ª El muro del Catalán, entre las estaciones de la Granja y Torre, de 108 metros de longitud, 24 de altura de construcción y 10 de sobre carga ó terraplén encima, es decir, 34 de profundidad, desde la vía hasta el abismo, sin contar los 6 que esconde de cimiento. La contemplación de esta obra desde su pie así como la del desarrollo que la vía describe en aquellas alturas asombra al viajero.

3.ª Los 23 túneles desde Brañuelas a Bembibre, ó sea en una distancia de 30 kilómetros.

4.ª El puente Mumao, de tres tramos de hierro, construido por Eiffel; el estrecho y puente de Cobas, que une a las provincias de León y Orense. Por el lado de León, asoma sobre el abismo la boca de un túnel; en el de Orense asoma otra, y de boca a boca lánzase en un sólo tramo oblicuo, de hierro, un precioso puente tubular, de sencillo entramado, da admirable construcción, por cuyo tablero interior central, que es un grandioso salón suspendido sobre el rio, avanza el tren.

Tiene esa armadura metálica 105 metros de longitud y 11 de altura, y se apoya tan sólo en las dos rocas de ambas orillas. Esta obra monumental es una preciosa portada de Galicia. Hizo y estudió el proyecto el ingeniero D. Urbano Peña.

5.ª El túnel de 717 metros, cerca del pueblo de Cobas, al entrar en Galicia.

6.ª Los puentes de Rairos, do 287 metros de longitud, y el de Lor, a 40 metros sobre el nivel de las aguas (entre San Clodio y la Puebla de Brollón). El puente do Lor está sostenido por dos pilas y dos estribos, una de aquellas prismática de blanca sillería de granito, que se asienta en un zócalo elipsoidal.

Esta pila, verdadera aguja de una catedral, tiene 28 metros de altura, es decir, doble que las casas de la Puerta del Sol, por ejemplo.

Y 7.ª Los viaductos del Val, de Rubio, de Villufre y de la Frieira, este último de 1.000 metros, proyectados por el señor Richard.

Tales son las obras principales que admira el viajero desde León a Monforte, y que honran la pericia de los ingenieros, el acierto de los constructores y la labor de los operarios,

El trabajo y el progreso vencieron todas las resistencias y todas las dificultades.

Las estaciones que comprende el ferro-carril de León a la Coruña son los siguientes:

León. — Quintana. — Villadangos. — Veguellina. — Astorga. — Vega. — Brañuelas — La Granja. — Torre. — Bembibre. — San Miguel. — Ponferrada. — Toral de los Vados. — Quereño.— Sobrádelo. — Barco .— La Rúa Petin — Montefurado. — San Clodio. — Puebla de Brollón.— Monforte. — Bóveda. — Rubian. — Oural. — Sárria. — Puebla de San Julián. — Lajosa. — Lugo — Rabade. — Baamonde. — Párga. — Guitiriz. — Teijeiro. — Curtís. — Cesuras. — San Pedro de Oza. — Betanzos. — Cambre. — El Burgo .— Coruña.

La distancia desde Palencia a la Coruña es de 547 kilómetros.

TREN REAL

El de la Compañía de Asturias, Galicia y León destinado al uso del rey en el viaje inaugural de la línea de Galicia, se compone de ocho unidades, relacionadas entre sí y en comunicación, por medio de puentecillos.

La distribución del convoy en marcha es la siguiente: cocina, que consta de un hornillo de hierro, capaz para preparar cuarenta cubiertos; armarios para la vajilla, cristalería, provisiones, reposteros, mesas para aderezar los platos, carbonera, fuente, etc., todo en su departamento, que se comunica con un segundo para los cocineros: aquí hay lavabos é inodoros. Esta vagón se comunica con otro destinado a ante-cocina, con armarios para la mantelería y cubiertos y una gran mesa para desahogo del servicio; de aquí se pasa al comedor, que ocupa todas tas dimensiones del vagón, y en el cual pueden comer cómodamente, sentados a la mesa, veinte personas: después, siguen dos coches, compuestos de gabinetes y saloncitos amueblados elegantemente, donde irán todos los agregados a la comitiva de los reyes; inmediatamente después esta el coche de la reina, en cuyo mueblaje y decoración, así como en la de los dos siguientes, ha desplegado la Compañía todo el lujo y el confort apetecibles en el palacio mejor alhajado: en el se combinan la pelousse, el raso, las alfombras, las lunas de Venecia y los objetos de nikel, produciendo un efecto deslumbrador.

Forman este vagón un dormitorio para la reina, de brocatel azul, negro y rojo, en el centro del cual hay una magnífica cama dorada, cuyos colchones y cubiertas son de los mismos colores y dibujos que la tapicería del dormitorio; al lado hay un lavabo-tocador, en el que destaca un magnifico necessaire de concha con las armas de la casa real: contiguo al departamento de la reina hay otro elegantísimo destinado a la camarera de servicio. Desde este coche se pasa al destinado al rey.

Está distribuido este vagón del siguiente modo: primero un saloncito de recepción, que a la vez sirve de despacho, decorado de tapicería oscura y oro, y amueblado con una mesita de escritorio de ébano, sillones y otro pequeño mueble formando pendant; después un gabinetito oro viejo con flores carmesí, que sirve para el gentilhombre de servicio, y que da acceso a la cámara del rey. Esta es de damasco de seda amarillo, en cuyo centro hay un magnífico lecho dorado con colchones de raso amarillo y cubiertas de holanda y encajes: en un testero hay un armario de luna, construido expresadamente para el uniforme, y una puerta giratoria de espejos que da entrada al tocador de mármol, con lunas de Venecia y servicio completo de plata con las armas de España. El último coche sirve para comedor particular de los reyes, y termina en un gran balcón cubierto y cerrado por cristales de una sola pieza que se cierran automáticamente.

Además de estos ocho vagones, que constituyen, por decirlo así el verdadero tren real, van unidos al mismo un coche salón destinado al ministro de Fomento, un coche para los jefes de servicio de tren de la máquina, el gran break de los jefes de la Compañía, varios coches de primera, un furgón de socorro con el material y personal suficiente para remediar cualquier accidente que pudiera sobrevenir en el trayecto. Todo el tren está provisto de multitud de timbres eléctricos, para el servicio, grifos de agua que suministra una cañería central y desde el break de los jefes de servicio hay una estación telegráfica que se comunica con el furgón de cabeza, el que, a su vez, lo hace con la locomotora, para trasmitir todas las órdenes necesarias para la velocidad, paradas, etc. La iluminación del tren es muy abundante y no se ha podido instalar la luz eléctrica, en que se pensó, por la premura del tiempo.

Imposible es describir la multitud de detalles que constituyen el ornato del tren y que, al verlos, hacen comprender la instalación de los grandes talleres de León, que forman parte del servicio del material y tracción, cuyo jefe es el ingeniero M. Baurmann, así como de los talleres, de que es ingeniero jefe D. Rafael Torres, y contramaestre D. José Alcaráz.

FIESTAS EN LA CORÜÑA

El programa de las fiestas que, con motivo de la inauguración del ferro-carril de Galicia, han de celebrarse estos días en la Coruña, es el que sigue:

A las doce de la mañana de anteayer 31 de Agosto, un repique general de campanas, y el disparo de numerosas bombas y cohetes habrán anunciado el comienzo de los festejos.

Al amanecer de ayer 1.° de Setiembre, las músicas de la población y gaitas del país, recorrerán las calles ejecutando alegres alboradas; a las doce, los gigantes y cabezudos, precedidos de las gaitas y de la música, saldrán de las Casas Consistoriales, y bailarán rigodones delante de los edificios ocupados por las autoridades, corporaciones. Sociedades, etc.

A las cuatro de la tarde, las tropas de la guarnición se extenderán por la carrera que haya de seguir la regia comitiva.

El tren real llegará entre cinco y seis; desde la estación, SS. MM. se dirigirán a la iglesia colegiata, donde el cabildo cantará un solemne Te-Deum.

La carrera se hallará engalanada con mástiles venecianos, trofeos, pendoncillos, banderas nacionales, colgaduras, arcos de triunfo y caprichosas arcadas, ostentando la calle del Riego de Agua una magnífica decoración en forma de túnel, costeada por los vecinos de dicha vía, y espléndidamente iluminada con profusión de bien combinados faroles de colores.

Concluido el Te-Deum, SS. MM. pasarán a alojarse al palacio de la Diputación provincial.

A las siete, se iluminarán con gas, vasería de colores y a la veneciana, todos los edificios públicos y casas particulares. El paseo de Méndez Núñez lucirá una vistosa iluminación de gas, formada por numerosos grupos ó ramilletes de a diez luces. En el muelle de hierro, en toda su longitud, lucirá igualmente una vistosísima iluminación de gas. A las nueve de la noche, se quemarán fuegos artificiales.

A las doce, baile de Sociedad en los salones de la «Reunión Recreativa é Instructiva de Artesanos.»

El día 2, a las cinco de la mañana, las músicas y gaitas del país recorrerán de nuevo las calles, como el día anterior, tocando la diana.

Entre ocho y nueve de la misma, las tuerzas de la guarnición francas de servicio celebrarán en el paseo de Méndez-Núñez una misa de campaña, cuya ceremonia solemnizarán todas las bandas de música de los diferentes cuerpos, verificándose a su terminación el desfile de tropas.

A las diez, el Liceo Brigantino celebrará un certamen musical, al que asistirá el rey, adjudicándose los diferentes premios costeados por la misma Sociedad y por las corporaciones provincial y municipal.

A las tres de la tarde, la misma Sociedad efectuará una regata marítima.

A las siete y media, de la noche volverá a lucir la iluminación por gas en el paseo de Méndez-Núñez y muelle de hierro, é infinito número de faroles a la veneciana de colores vivísimos y variados, perfectamente combinados, en las alamedas laterales, frondosos jardines y línea de los malecones.

A las diez, se quemarán nuevos y caprichosos fuegos de artificio, que terminarán con un combate naval a bordo de cuatro lanchas.

Al amanecer del día 3, las músicas recorrerán las calles tocando diana; a las cinco de la tarde, dará principio un juego de cucañas, de diversos sistemas.

El día 4, a las seis de la tarde, se reproducirá el espectáculo de las cucañas; y por la noche, en las salones del casino, se celebrará un brillante baile en honor de los forasteros.

En uno de los días designados, se dará una comida extraordinaria a los acogidos en los establecimientos de Beneficencia provincial y municipal, así como a los presos de la cárcel de audiencia y partido, por cuenta de las respectivas corporaciones.

A expensas del Ayuntamiento y del liceo de Artesanos, se distribuirán 4.000 bonos, equivalentes a igual número de libras de pan, y por la Tertulia de confianza 200 de 2 pesetas 50 céntimos cada uno.

Situación financiera.

Nos queda, señores, informaros de la situación financiera, en general, de la Compañía.

Desarrolladas las obras en la gran escala de que se os ha dado cuenta, absorbieron necesariamente el capital realizado las de acciones, el producto de la negociación de la 1.ª serie de nuestras obligaciones, y los plazos, que, durante los ejercicios anteriores, correspondió percibir de la subvención concedida por el gobierno, dando motivo esto, a que conforme a las previsiones del art. 15 de nuestros estatutos, autorizaseis por vuestro segundo del año último, la inmediata creación y negociación de las obligaciones que habían de completar nuestra primare emisión, llevando hasta la representación de 55 millones de pesetas efectivas, en que esta había de consistir, al tipo autorizado con este fin por el gobierno.

En medio de los desastrosos efectos de la crisis que estalló en los primeros meses de 1882, fue cuando tuvimos que hacer uso de vuestra autorización, procurando colocar las nuevas 68.058 obligaciones creadas para ello por una representación de 15 millones de pesetas efectivas, al indicado tipo, que confirmó la real orden de 1.º de Junio de 1882; y el Consejo hubo de preocuparse grandemente de los riesgos de lanzar a la plaza, por medio do una emisión ó negociación abierta al publico, ese número de títulos, que el mercado no estaba en situación de soportar.

... 

El Diario español, 3 de septiembre de 1883

CORUÑA 2 (10,42 noche.) — El rey visitó ayer a las tres de la tarde la escuadra y se detuvo algún tiempo en la «Vitoria.» En el vapor francés «Pereire» fue obsequiado con un lunch. La mar estaba brava.

S. M. ha suspendido su salida hasta mañana al amanecer, si mejora el estado del mar.

La iluminación es brillantísima en las calles y en el paseo de Méndez Núñez. En el teatro función regia, cantando Tamberlik el «Polinto.» La reina vestía de azul pálido con riviere de brillante. El rey lucia varías condecoraciones extranjeras EI aspecto del teatro era precioso.»

Como son varias las noticias que han llegado dando cuenta del estado borrascoso del mar, en la costa cantábrica, se dijo anoche que SS. MM. habían desistido de realizar su viaje a Lequeitio a bordo do la fragata «Vitoria,» como estaba acordado.

Sí realmente el mar se manifiesta inquieto, siendo como es precisamente esta la época de los ciclones, no tendría nada de particular que los reyes realizaran, por tierra su viaje a Lequeitio; pero debemos advertir que en los centros oficiales, donde acudimos a confirmar la noticia, no se había recibido hasta las dos de la madrugada telegrama alguno anunciando la modificación del itinerario del viaje de SS. MM.

Las noticias recibidas hasta esta mañana precisan como se realizará el viaje da los reyes, y de su servidumbre a Lequeitio y a San Sebastián.

SS. MM. harán el viaje por mar y una parte de la servidumbre por tierra.

Los telegramas oficiales que hoy publica la Gaceta son los siguientes:

«CORUÑA 2, 10 n. — Al presidente del Consejo de ministros de Marina.

«SS. MM. han visitado hoy algunos de los buques de la Escuadra, siendo recibidos con los honores correspondientes y aclamaciones de entusiasmo.

Invitado S. M. el rey por el presidente de la compañía general trasatlántica visitó también el vapor francés «Pereire,» donde fue recibida dignamente.»

CORUÑA 2, 12 n. — Al presidente del Consejo de ministros el gobernador civil:

«S. M. el rey ha visitado esta mañana, después de misa, el hospital militar y los cuarteles, en los que ha recibido una ovación entusiasta de las tropas de la guarnición. A la misma hora S. M. la reina visitaba los establecimientos benéficos de esta capital, haciéndose aclamar por su bondad y dejando un valioso donativo para los acogidos en ellos.

Por la tarde los reyes han empleado tres horas en visitar la Escuadra de instrucción, que les ha tributado pruebas considerables de cariñoso entusiasmo, y posteriormente el magnífico vapor «Pereyre» de la Compañía francesa trasatlántica.

Esta noche hay comida oficial, y después función regia en el teatro.

El Estandarte, 3 de septiembre de 1883

A consecuencia del temporal, se desistió anoche del viaje que debían haber efectuado SS. MM. desde la Coruña a Lequeitio y San Sebastián a bordo de la fragata Vitoria.

Según los telegramas recibidos hoy en los centros oficiales, esta mañana ha salido el tren regio de la Coruña a las 7 y 40 minutos conduciendo a los Reyes, Ministros que les acompañan, representantes del Consejo de Administración de la línea, autoridades, senadores y diputados y algunos corresponsales de la prensa nacional y extranjera.

A las once de la mañana han pasado por Lugo los augustos viajeros, continuando el tren regio su marcha hacia Venta de Baños, desde donde SS. MM. se dirigirán a San Sebastián. Continúan siendo nuestros Soberanos objeto de constantes aclamaciones en todas las estaciones del tránsito.


Cours de construction des ponts, par M. Ph. Croizette-Desnoyers,.... Tome 2

En Espagne on a construit et on établit encore activement beaucoup de ponts en fer. La figure 4 de la planche XXXY s'applique à un pont construit en 1874 sur le Rio Paz et qui présente à la partie supérieure une disposition particulière: elle consiste en ce que les poutres latérales, au lieu de s'élever verticalement de manière à donner à la section une forme rectangulaire, sont arrêtées à une hauteur qui correspond à peu près à d/io de la portée et sont ensuite reliées au-dessus par un arc en plein cintre. Cette disposition a pour but d'empêcher les parois de se gauchir et y réussit dans une mesure suffisante pour l'ouvrage dont il s'agit; d'une manière générale elle ne donnerait pas autant de garanties que les autres, mais elle permet une économie de métal. Le poids par mètre linéaire, pour une ouverture moyenne de 38ra.86, atteint seulement 1,606 kilogrammes et se trouve d'environ 200 kilogrammes au-dessous de la valeur normale: la construction a été faite par la Société de Fives-Lille. Parmi les autres ouvrages de dimensions moyennes pour chemins de fer, on peut citer le pont sur l'Esla, qui comprend 9 travées de 51 mètres et dont la longueur totale atteint 298 mètres; les travées sont solidaires 3 à 3 (13). Les treillis sont à petites mailles et la partie supérieure des poutres sert de garde-corps; l'ouvrage a été construit pour le chemin de fer de Palencia à la Coruña, Le poids du fer est de 1,400 kilogrammes par mètre linéaire et correspond sensiblement au poids normal, en restant toutefois un peu au-dessous.

Le pont de l'Osquia sur l'Araquil (14) construit pour la ligne de Saragosse à Alsasua, est biais à 50° et comprend 3 travées de 29 mètres d'ouverture : la voie est placée tout à fait au-dessus de la travée et le passage des ouvriers y est protégé par un garde-corps spécial (15). Nous devons les dessins de ces deux ponts à l'obligeance de M. Carlos de Castro, alors président du Conseil général des routes, canaux et ports, qui correspond à celui des ponts et chaussées de France. Ces ponts ont été exécutés, ainsi que quelques autres ouvrages, avec un soin et un goût très remarquables.

Mais il importe principalement d'attirer l'attention sur un ouvrage qui par sa grande portée et par la simplicité de son dessin présente un caractère spécial.

Le pont de Cobas (16), construit pour le chemin de fer des Asturies, Galice et Léon, se compose d'une seule travée dont la longueur atteint 101m.80 et correspond à une ouverture nette de 97 mètres. La hauteur de la travée est de 11 mètres et la voie est placée à 4 mètres au-dessus du bas des poutres. On voit, sur la coupe transversale, que les grandes poutres présentent une assez forte largeur et sont à âme double, suivant le détail (a). La largeur de plates bandes à la base est en effet de 0m.815, mais au sommet la semelle est divisée en deux parties, dont chacune correspond à une des âmes de la poutre. Les diagonales figurées par un simple trait, ont en réalité une largeur constante de m.400, mais la section des lames comprimées diminue graduellement depuis (b), où elle est de 2,884, jusqu'à (c), où elle n'est plus que de 1,056.


Les barres tendues, composées seulement de cornières, ont des variations également très fortes (e et f). Les montants sont en forme de double T, mais ils présentent une particularité, celle de ne s'appliquer qu'à la diagonale des mailles du rang qui correspond au plancher: cette disposition, qui est économique tout en donnant au tablier du pont une grande rigidité, mérite d'être signalée.

Le poids des fers par mètre linéaire de superstructure est de 4,607 kilogrammes et par suite est seulement un peu au-dessus du poids normal 4,446 kilogrammes. Le pont a été exécuté par MM. Eiffel et Cie.

La Ilustración española y americana, 8 de septiembre de 1883

FERRO-CARRIL DE MADRID A LA CORUÑA

CRÓNICA GENERAL 

La inauguración de la línea que une directamente Madrid a La Coruña es un acontecimiento feliz. Los festejos, aguados por el temporal en la Coruña, y los tributados generosamente a las comisiones e invitados que han asistido al acto, siendo notables, no dan idea de la importancia de esa vía, que abre las puertas, cerradas antes por la distancia, de una región postergada injustamente, y considerada como el San Bernardino de España, siendo un país fértil y cultivado como pocos, poblado, culto, pintoresco y lleno de recuerdos antiguos y gloriosos.

Síguese el trayecto por la línea genera! de Madrid a Irún hasta Venta de Baños, ó sean 279 kilómetros; se siguen otros 11 por la línea de Santander hasta Palencia, y desde esta ciudad a la Coruña hay 547 kilómetros, sumando en total 837, ó sean unas 152 leguas, que se pueden salvar en treinta horas. El cambio de productos y la irrupción de viajeros modificará en breve las condiciones de la vida en Galicia, y en la transformación que se prepara nos prometemos gran prosperidad para aquellos laboriosos habitantes. Galicia estaba más lejos de nosotros que Suiza, y conocemos, por lo tanto, mejor un país extraño que aquella parte importante de la patria. Censuren cuanto quieran los gastos de los festejos en esta solemnidad: los pueblos, como las familias, tienen momentos de natural regocijo; y si la economía es recomendable, no lo es la avaricia, que supedita las expansiones del ánimo y los gastos de representación y decoro a un afán desmedido de ahorrar. El ahorro tiene un límite racional; llevarle hasta suprimir las expansiones y recreos es abrumador. ¿Qué ocasión de regocijo mayor para Galicia?

El brindis de S. M. el Rey en Monforte es significativo y oportuno. Decidido el viaje a Alemania, acerca del cual hicimos las reflexiones que juzgamos convenientes, brindar por las buenas relaciones de Francia con España, y porque entre ambas naciones sólo existan las nobles rivalidades de la competencia industrial, ha producido en España buen efecto, y debe causarle asimismo en el país vecino.

Aquella demostración destruye la exagerada significación que se daba al viaje de S. M., haciendo ver que no hay motivos justificados para suponer alianzas hostiles contra Francia.

El temporal ha impedido a S. M. seguir el itinerario marítimo que estaba acordado, teniendo que hacer por tierra el viaje a Lequeitio. En efecto, la costa cantábrica ha sufrido en toda su extensión recios temporales, que han ocasionado grandes pérdidas y desgracias; todos los periódicos publican relaciones de naufragios, y llegan a las playas lanchas abandonadas, cadáveres de náufragos y restos de embarcaciones destrozadas.

Puente sobre el Sil, en el estrecho de Cubas, — Viaducto y puente sobre el arroyo Liñares.

La inauguración del camino de hierro directo de Madrid a La Coruña, verificada, como saben nuestros lectores, por Sus Majestades los Reyes, en el día 1.º del mes corriente, y a la cual ha asistido nuestro colaborador artístico D, Juan Comba, por encargo de la Dirección de este periódico, ha de ser objeto de interesantes ilustraciones en los próximos números, que darán a conocer los festejos oficiales y públicos que se han celebrado para solemnizar tan deseado acontecimiento.

En el presente número, no obstante, adelantamos los dos grabados que figuran en la pág. 133, y que representan (según fotografías de Laurent) el notable puente metálico del estrecho de Cobas, sobre el rio Sil, en el kilómetro 294, y el magnífico puente y viaducto de Liñares, sobre el arroyo de igual nombre, en el kilómetro 382.

El puente del estrecho de Cobas es una obra atrevida que impresiona vivamente al viajero: entre dos montañas elevadas y abruptas, que forman desfiladeros medrosos, angostas cañadas y hondos precipicios, desciende sosegadamente el histórico rio Sil, el de las arenas de oro, cantado por los poetas desde la época romana basta nuestros días, y muchas veces teñido en la sangre de los esforzados campeones de la Reconquista; las dos montañas, cuya línea de separación constituye el estrecho de Cobas, están perforadas por ancho túnel, y a través de la gran masa granítica pasa rugiendo la imponente, locomotora, el más genuino emblema del moderno progreso; el puente metálico, por último, de un tramo, de más de cien metros de luz, aparece tendido entre los dos túneles, enlazando la vía y anulando la solución de continuidad que formaban la cortadura del estrecho y el cauce del rio.

Al pasar el tren Real por aquel agreste sitio flotaba la bandera nacional en los altos picachos de la montaña, y los aldeanos de los pueblos inmediatos manifestaban su alegría por la inauguración de la línea, con vítores a SS. MM., a Galicia y a la Empresa constructora.

Sabido es que el rio Sil, descendiendo de las vertientes del Río-Oscuro y Robles, en las montañas leonesas, y dirigiendo su curso constantemente hacia el Sudoeste, fertiliza con sus auríferas aguas las comarcas de Bembibre, Ponferrada, Villafranca del Vierzo y otras; traza en Sobradelo la línea divisoria que separa las provincias de León, Valladolid y Orense; atraviesa por valles pintorescos y feraces, como el de Orres, y por montañas tan colosales como la célebre de Monte-Furado, y rinde, por fin, sus aguas al caudaloso Miño, al salir de las floridas vegas de Quiroga.

Tan importante como el puente metálico de Cobas es el puente-viaducto de Liñares; consta de dos importantes obras de fábrica en los arranques del viaducto, y un tramo central de hierro, de 160 metros cíe longitud, y su posición sobre el arroyo Liñares, el cual se trasforma en torrente impetuoso en tiempo de lluvias, y durante el periodo del deshielo ofrece un panorama tan encantador y variado como el más bello de Galicia.

Conviene advertir que casi todo el material de hierro empleado en los puentes metálicos de la línea ha sido fabricado en talleres nacionales.

La Ilustración española y americana, 15 de septiembre de 1883

CRÓNICA GENERAL

Aunque el telégrafo anuncia las etapas principales del viaje de S. M. por Austria y Alemania, y por ellas sigue el público su itinerario, ello es que apenas salió de Francia el Rey, pudimos observar que sucedía a la abundancia de noticias y detalles un retraso y escasez que no guardaban relación con el aumento de distancia. Lo que ocurría era que S. M. entraba en países muy alejados de nosotros, más que por el trayecto material, por la falta de relaciones generales y directas: leemos, en efecto, periódicos y obras francesas; tenemos relaciones literarias, mercantiles y científicas con la nación vecina; pero nuestro conocimiento de las cosas del mundo viene a España por conducto francés, en la forma y con el espíritu que conviene al temperamento de nuestros apreciables vecinos. Mientras se trata de vivir en paz con éstos, trocar productos, estudiar sus buenas cualidades, aprovechándolas, y armonizar nuestros intereses con los suyos, esta intimidad debe fomentarse y nos parece útil. Pero como toda exageración daña, podemos y debemos ser buenos amigos de Francia, mientras ella quiera serlo nuestra, como creemos que lo es, sin entregarnos con intemperancia a ese trato, descuidando completamente el de otros pueblos, cuyo idioma desdeñamos, cuyas costumbres desconocemos, aunque nos convendría estudiarlas maduramente. ¿Qué conocemos de Alemania? Sus sistemas filosóficos; es decir, los sueños de sus sabios; como si sólo debieran importarse sueños a un país que pasa media vida durmiendo.

Sólo algún relojero, que recibe periódicos de Múnich, Berlín ó Viena, se entera con extensión de los accidentes y curiosidades del viaje, cuyas referencias nos llegan en cartas extractadas de las guías, y escritas por quien desconoce el idioma del país que recorre. Estamos más alejados de Europa de lo que parece.

Por fortuna, ni un solo momento ha dejado de ser feliz el viaje de S. M.

NUESTROS GRABADOS.

INAUGURACIÓN DEL CAMINO DE HIERRO DE PALENCIA A LA CORUÑA

Apuntes históricos. — El banquete inaugural en Monforte. — Revista de la escuadra por S. M. el Rey en aguas de la Coruña. — De Brañuelas a Lugo.

( apuntes de viaje ).

Una ley del Reino, fecha 21 de Abril de 1858, disponía la adjudicación, en pública subasta, de las obras necesarias para, construir la línea férrea, de primer orden, de Palencia a Galicia, que había de dividirse en dos ramales en el puente de Domingo Flores, para que uno de ellos se dirigiera y terminara en la Coruña, y el otro en Vigo; y después de muchas alternativas y prorrogas, que no son para referidas en este sitio, por virtud de otra ley del Reino, fecha 19 de Diciembre de 1879, se sacó a concurso la concesión definitiva de todos los ferro-carriles del Noroeste, y fue adjudicada a la Compañía que preside en España el Sr. Donon.

La línea de Galicia estaba ya abierta al servicio público desde hace algunos meses, menos la importante sección de Toral al Oural, en una longitud de 121 kilómetros, que era la que presentaba mis dificultades de ejecución: dicha sección empieza como dicho queda, en la estación de Toral de los Vados, situada entre los ríos Cua y Burbia, en el kilómetro 16 a contar desde Ponferrada, y la línea, después de cruzar por este último río, sigue a la derecha del Sil y le atraviesa repetidas veces, hasta llegar al kilómetro 90; sube por el valle del Lor, cruza la sierra que separa a éste del valle del Cabe, llega á Monforte, y va en dirección del Oural, cruzando el citado Cabe y la montaña que se eleva entre éste y el valle del Miño, hasta penetrar en Sarria, término de la sección.

En todo este largo recorrido la vía está colocada, casi por mitad, en pendientes y en rampas que no exceden de 0,018 por metro; hay en ella costosos puentes, viaductos, muros de contención, túneles y otras obras de mucha importancia, que demuestran los esfuerzos y los sacrificios de la Compañía concesionaria para vencer los obstáculos que ha debido encontrar a cada paso; las principales estaciones, hasta Lugo, son las siguientes; Toral de los Vados, Quereño, Sobradelo, Barco, La Rua Petín, Montefurado, San Clodio, Puebla de Brollón, Monforte, Bóveda, Rubian, Oural, Sarria, Puebla de San Julián, Lajosa y Lugo.


El día 31 de Agosto próximo pasado salieron de esta corte Sus Majestades los Reyes para inaugurar oficialmente la línea férrea directa de Palencia a la Coruña, inclusa la sección del Toral al Oural, siendo recibidos en todas las estaciones del trayecto con señaladas muestras de respetuoso entusiasmo; y en la mañana del día 1.º del corriente llegó el tren Real a la estación de Monforte de Lémus, centro de la nueva sección, y en la cual había de celebrarse el acto inaugural.

Monforte de Lémus, lindísima villa de la provincia de Lugo y cabeza del pintoresco y poblado valle de su nombre, asiéntase en las márgenes del Cabe, sobre graciosa colina, ceñida por viejos muros y dominada por histórico y ruinoso castillo; su iglesia parroquial de San Vicente del Pino, antiguo convento de benedictinos, es una excelente construcción, y muy notable el profundo aljibe que en ella existe, desde época remota, abierto con barrenos y a pico en la dura roca; su Casa de Ayuntamiento es el antiguo convento de San Juan de Dios; ha sido famoso en otros días su Colegio de Humanidades, que estaba dirigido por doctos miembros de la Compañía de Jesús.

En la estación, ancha sala elegantemente decorada, se celebró el banquete inaugural, presidido por SS. MM. los Reyes, y a los postres el Presidente del Consejo de Administración de los ferrocarriles del Noroeste. Sr. Donon, pronunció un entusiasta brindis por la prosperidad de España, felicitándose por el buen éxito de los esfuerzos hechos por la Compañía concesionaria, y prometiendo, en nombre de ésta, el cumplimiento fiel y exacto de los compromisos legales adquiridos, hasta la perfecta conclusión de todas las líneas que comprende la concesión oficial; y acto seguido, S. M. el Rey pronunció, con frase castiza y entonación vigorosa, un significativo discurso, del cual reproducimos los siguientes párrafos: 

«Faltaría a un deber de cortesía si no diese las gracias al señor Donon, capitalista francés, por las patrióticas frases pronunciadas al reseñar los sacrificios impuestos a la Compañía, y al traer a la memoria los trabajos realizados para dotar a la región gallega de vías férreas, que entrañan nuevos veneros de riqueza al Comercio, a la Agricultura y a la Industria nacional.

»Hace seis horas dije en Carril, en la Coruña y en Santiago, que íbamos a emprender la campaña de la paz, donde no se cosechan los triunfos ruidosos de las victorias y los laureles de las armas vencedoras, sino los beneficios que producen la paz, el progreso y el trabajo impuesto por Dios al hombre, para engrandecer los pueblos y para estimular más y más a los amantes de la patria.

»Acabáis de oír el silbido de la locomotora, que abre paso al anhelado desarrollo de nuestra prosperidad, debido principalmente a los capitales de una nación amiga, con la cual lucharemos, valiéndonos de las armas del trabajo inteligente, y en el mismo terreno, vencedores y vencidos, caminaremos unidos por la vía de la civilización y del progreso.»

S. M. el Rey terminó su brindis en francés, haciendo fervientes votos por la sincera y leal cordialidad de relaciones entre Francia y España, y por la ventura de ambas naciones, que están ligadas por tantos vínculos y tantos intereses.

Nuestro grabado de la plana primera (dibujo del natural, por nuestro especial artista Sr. Comba, que tuvo el honor de asistir a este acto inaugural) representa la llegada del tren Real a la estación de Monforte, y el aspecto que ofrecía la sala del banquete en el acto de contestar S. M. el Rey al brindis de monsieur Donon.

Los Reyes visitaron en seguida las obras más notables de la nueva sección del Toral al Oural, y entre ellas el puente del estrecho de Cobas (que está situado en el kilómetro 274, no en el 294, como dijimos en el número precedente), y el puente y viaducto de Linares, que ya conocen nuestros lectores.

Llegaron SS. MM. a la Coruña, término del viaje, a las cinco y media de la tarde del 1.º del actual; apiñada muchedumbre llenaba las calles y los balcones y ventanas de la carrera, y aclamó a los Monarcas con entusiasmo indescriptible, mientras los fuertes y los buques de la escuadra, surta en el puerto, les saludaban con salvas de artillería; en la iglesia de San Jorge se canto un solemne Te Deum y después se dirigieron los Reyes al palacio de la Diputación provincial, designado como alojamiento regio, para presenciar el desfile de las tropas de la guarnición.

En el siguiente, a la una de la tarde, SS. MM. visitaron la escuadra, formada de las fragatas Vitoria, Numancia Lealtad y Carmen, y el cañonero Paz, que estaba situada enfrente del castillo de San Antón; embarcáronse los Reyes en la falúa Real, para dirigirse a la Vitoria, acompañados del Ministro de Marina y un ayudante de órdenes, y yendo a proa, al bichero, el brigadier, Sr. Seoane. y al timón, el capitán general del Departamento, Sr. Suances; visitaron los buques de guerra con el mayor interés, y habiendo dispuesto el Rey que el comandante de la Vitoria diese orden de zafarrancho de combate, en breves momentos la oficialidad y la marinería del barco ejecutó las maniobras y ejercicios correspondientes, con precisión y soltura, demostrando el brillante estado de instrucción y disciplina de las dotaciones de los buques de guerra.

Nuestro grabado de la pág. 148 (dibujo del natural por A. de Caula) alude a esta visita regía a la escuadra; en la primera ilustración aparecen los buques en línea, enfrente del castillo de San Antón y del Hospital Militar ó punta de Macanaz, en el acto de dirigirse la falúa Real a la Vitoria; la segunda representa el momento en que dicha falúa Real atraca al costado de la Vitoria.







Publicamos, por último, en la pág. 149 un grabado con el título De Brañuelas a Lugo, que contiene varios apuntes de curiosos episodios del viaje de inauguración, tomados del natural, y desde la ventanilla de un coche del tren Real, por nuestro colaborador artístico Sr. Comba.

Sólo exige explicación especial, teniendo en cuenta los epígrafes parciales que completan el grabado, la viñeta que representa el bouquet ofrecido por las señoritas de Sarria a la prensa española: era ese bouquet un magnífico ramo de hermosas y lozanas flores, en cuyas cintas campeaban las siguientes leyendas: Llegó para Galicia el suspirado día de su gloria; A la Prensa nacional; Sarria, 1.º de Setiembre de 1883.

Fue ofrecido este bouquet a nuestro especial artista Sr. Comba, en representación de la prensa española; y un deber de galantería nos obliga a dar las gracias más sinceras a las bellas y expresivas hijas de Sarria. 

La Ilustración española y americana, 22 de septiembre de 1883

CRÓNICA GENERAL

Si la acogida oficial que ha hecho el Austria al rey D. Alfonso no ha podido ser más afectuosa y delicada, y si sus condiscípulos maestros del Colegio Teresiano le han hecho recordar la época feliz de los estudios, y, en fin, si solo agasajos y demostraciones de amistad y respeto ha recibido en aquella nación amiga, al consignar aquel cordial recibimiento debemos, a manera de contraste, hacernos cargo de un artículo muy comentado, escrito en un periódico de Viena, y en el cual, atribuyéndose, sin fundamento alguno, el viaje de S. M. al propósito de que España sea declarada potencia de primer orden, dice irónicamente que esa pretensión equivale a la de uno que quisiera ser declarado millonario sin serlo.

La comparación es tan exacta, que destruye el articulo por su base: nadie puede ser millonario sin serlo, y, por lo tanto, nadie lo pretende, ni nadie puede dar esos títulos; ni Alemania ni Austria tienen, por lo tanto, facultades para conceder lo que es obra de Dios, que da y quita la fuerza a las naciones, eleva momentáneamente a unas de la nada, y abate de golpe a las que se consideran inmortales. No queremos ese titulo, ni le necesitamos, ni, dado por quien no puede concederlo, nos serviría para nada; a menos que ese titulo tenga en el siglo XIX, por virtud de un compadrazgo inmoral con los más fuertes, el privilegio de espoliar a los débiles, burlarse del derecho de gentes y atropellar impunemente todo lo que el pudor de las naciones ha querido siempre respetar. Y ese derecho, no solo no le queremos, sino que le rechazamos por odioso.

Por lo demás, potencia de primer orden se suele ser accidentalmente y nada más. Hasta una colisión de razas donde las hay diversas, para deshacer un pueblo en pocos meses; basta una guerra desgraciada en otras, para que el territorio se trasforme, y naciones hay, bien lo sabe el Austria, que sentirán que sus catedrales y museos no sean portátiles, por si es preciso algún día trasladar la patria, como hace el árabe errante sobre los lomos del camello.

Potencia de primer orden se puede ser aun con escasa fuerza y en estado de suprema desgracia; pues no es sólo la fuerza de un pueblo la que puede, en un momento dado, presentar materialmente. También es fuerza ponderable, y de la buena, la que malgasta una nación en largas y continuas guerras civiles. Y diga el articulista cuántos pueblos europeos, incluyendo los más fuertes, después de sesenta años de guerras civiles casi encadenadas, permanecerían tan íntegros, tan respetados, tan dispuestos a ser independientes como España.

Si estamos atrasados, culpa es de esas guerras; pero mientras la culta Europa, explotando su riqueza, puede decirse que ha llegado a su mayor esplendor, nosotros tenemos en lo inexplotado seguridad de que aventajaremos algún día sus riquezas; no somos, pues, un pueblo viejo y agotado, cuya muerte se ve próxima, sino una raza dura, que tiene, más bien que la previsión de la madurez, las inexperiencias de la infancia. Dígannos si con la vigésima parte de la fuerza que hemos consumido en pelear unos con otros no podríamos ser potencia de primer orden. España lo será cuando quiera serlo, y no necesitará para ello que la expidan títulos ingleses, rusos, austríacos, franceses, italianos ni alemanes.

¿Saben esas naciones por qué España no lo es ya? Pues bien; no lo es porque tenemos tal convicción de su fortaleza natural, que lo que afecta a otros países nos tiene sin cuidado; los males de la patria nos duelen poco, porque sabemos que tiene mucha resistencia; carecemos de una cualidad que da cohesión a otras naciones; el instinto del peligro.

La Empresa de LA ILUSTRACIÓN ha comisionado al artista Sr. Comba para hacer los apuntes de las grandes maniobras de Homburgo. No sabemos que tengan corresponsales directos sino La Época y La Correspondencia de España: la primera, a nuestro querido amigo y colaborador don Alfredo Escobar, y la segunda, al Sr. Peris Mencheta; es curiosa la anécdota que refiere éste en su carta:

«Al llegar a Viena D. Alfonso, fue a visitar sin acompañamiento al procurador oficial del Colegio Teresiano, señor Schmerling, a quien debió muchas atenciones cuando era colegial. La sirviente, que estaba sola, le manifestó que el procurador había salido. Entonces D. Alfonso la rogó que le diese pluma y papel para escribir algunas líneas, a lo que la criada contestó introduciéndole en la casa y dándole el libro de la cuenta para que escribiese. Mientras D. Alfonso lo hacia en alemán, la criada iba leyendo indiscretamente la siguiente carta:

«He venido a veros, cumpliendo un deber de gratitud; dentro de dos horas visitaré el Colegio Teresiano. — Alfonso, rey de España.»

«Al leer la firma, la criada, llena de asombro, cayó de rodillas, suplicando a D. Alfonso que le perdonase su torpeza. 
 
«Había recibido a S. M. en la cocina.»

Don Alfonso la tranquilizó sonriendo, y examinó aquella habitación con verdadero gusto; era la primera cocina que había visto.

Al fijar su mirada en aquellos aparatos brillantes ó ennegrecidos por el humo, le llamó la atención un objeto de cerámica completamente desconocido. Por la relación que hizo S. M. de aquel objeto extraño a los altos dignatarios, se vino en conocimiento de que aquel utensilio, cuyo uso y forma no conocía S. M., era un puchero.

***

La tempestad del sábado último ha sido el suceso más ruidoso ocurrido en Madrid. Muchas personas creyeron notar sacudimientos eléctricos, como si las descargas hubieran pasado por sus cuerpos. El estrepito fue tan insoportable, que hubo quien extrañó que la autoridad soportase aquel escándalo. En el campo se encienden en esos casos luces a Santa Bárbara; en Madrid se confía en los pararrayos; fe tan expuesta a error como cualquiera otra, pues la mayor parte de ellos se suelen inutilizar con el descuido.

Sabido es que en otros tiempos se solía decir a los niños cuando tronaba :

— Son los angelitos, que juegan a los bolos.

Hoy es preciso inventar fábulas más humanas: nosotros hemos oído este diálogo en la última tormenta :

— ¡Papá, papá! ¿que es eso?

— Nada; son barrenos.

—  ¿Quién los dispara?

— El Cuerpo de Ingenieros.

— Si suenan en las nubes.

— Es que quieren volar el firmamento.

— ¿Para qué?

— Para que no haya nadie encima de nosotros.

En otros tiempos no era poeta quien no describía en verso una tempestad. Como era natural, apenas había nubarrones se asomaban a las ventanas de sus buhardillas todos los poetas, para oír bien el estampido del trueno, retener el fulgor del relámpago y estudiar el fragor de la tormenta, para ponerlo todo en verso, Las Musas, evocadas en todos los aleros, corrían sobre las tejas, sin saber a quién atender, y volvían al Parnaso acatarradas.

Apolo, entristecido, se vio en la precisión de dictar este decreto:

«Quedan los truenos y relámpagos desterrados para siempre de la poesía, y sometidos a la industria. Desde hoy en adelante no dispondrán del rayo a su capricho los poetas, sino los físicos y químicos.»

Y en cumplimiento del decreto, se inventaron la máquina y las pilas eléctricas, y los fósforos de trueno.

Pero los poetas se vengaron de Apolo llenando de versos malos las cajas de cerillas.

NUESTROS GRABADOS.

VIAJE DE S. M. EL REY A  ALEMANIA

S. M. el Rey despidiéndose de su augusta esposa en la estación de Hendaya. (Francia).

A las once y media de la mañana del 5 del corriente llegó a la estación de Hendaya, primer pueblo francés de la línea férrea de Madrid a París, el tren que conducía a SS. MM. los Reyes de España; en el andén estaban formadas dos secciones de infantería de línea y de gendarmes, y la tripulación de un cañonero fondeado en el Bidasoa, las cuales presentaron las armas; esperaban, en representación del Gobierno francés, un delegado especial del Presidente de la República, y el capitán general, el prefecto y el subprefecto del departamento Bajos-Pirineos, y otras autoridades locales; toda la colonia balnearia española de los puertos cercanos, presidida por los generales Concha y Reina, y a la cual se agregaron muchos distinguidos políticos y funcionarios del Estado que acompañaron desde San Sebastián a SS. MM., prorrumpió en un entusiasta ¡Viva!, que fue repetido con aclamación unánime en cuanto los augustos viajeros se apearon del tren para recibir el saludo de las autoridades francesas y la patriótica felicitación de los españoles.

Hendaya era el punto designado en el itinerario para la separación de SS. MM., que habían hecho ¡untos, con toda felicidad, el doble y largo viaje de Madrid a la Coruña y de la Coruña a San Sebastián; fue servido el almuerzo en la misma estación, en un gabinete reservado, y en él tuvieron el honor de sentarse a la mesa de los Reyes las primeras autoridades francesas del departamento; a la una y media de la tarde, por último, se verificó la afectuosa despedida y separación de SS. MM., subiendo el Rey al tren expréss de París, y regresando poco después la Reina, en el expréss de España, a San Sebastián, para seguir inmediatamente hasta el Real Sitio de San Ildefonso, al lado de sus tiernas hijas.

VIAJE DE SS. MM. A LA CORUÑA Y A SAN SEBASTIAN

El grabado de la pág. 164 contiene los últimos apuntes que ha dedicado nuestro especial artista Sr. Comba a la inauguración del ferro-carril directo de Palencia a la Coruña.


De la llegada de SS. M M. a esa hermosa y culta población, el día 1.º y de su visita a la escuadra, el día 3, hemos hecho relación detallada en el número precedente.

La nota indispensable, el detalle más característico en los festejos populares de España, en días de gran regocijo, son los gigantones y los enanos ó cabezudos: hay estos grotescos simulacros en casi todas las principales ciudades de la Península, lo mismo en las de Castilla y Galicia, que en las de Andalucía y Aragón y, Cataluña, y en algunas, como en Burgos, son nada menos que cinco parejas, representando, al decir de las gentes del pueblo, las cinco partes del mundo, y además otra pareja de gordinflones cabezudos, llamados también gigantillos, que tienen el oficio de pegar mochadas (palabra técnica) a los pobres lugareños que los contemplan estupefactos por vez primera.

¿Cuál es el origen de este popular regocijo? La cosa no vale la pena de investigaciones eruditas, aunque se puede sospechar que data del siglo XVI, a juzgar por las parejas de indios con diadema de plumas y ballesta primitiva, que figuran en casi todas las comparsas de gigantones.

¿Cómo no había de tenerlos la Coruña? Los tiene, y Comba los ha reproducido en la citada pág. 164: recorren las calles desde el alba, preceden a las procesiones religiosas y a las comitivas civiles, bailan ante la casa de los miembros del concejo y de las primeras autoridades de la provincia; y bailan al compás de la gaita, ese instrumento primitivo de la región gallega, que maneja con habilidad y desenfado el gaitero, un tipo exclusivo del país, con montera de tres picos, chaquetilla corta, calzón a medía pierna y ajustadas medias ó abarcas, que suelen tener por base claveteadas almadreñas de pino.

Otra de las ilustraciones de la misma página representa un palco del teatro de la Coruña, en la noche de la función de gala: hacíase el Poliuto, la inmortal ópera de Donizetti, y desempeñaba la parte principal el veterano Tamberlick, que canta aun el grandioso Credo como en sus mejores días; en el palco regio aparecían SS. MM. los Reyes, ostentando la Reina magnifico traje de raso azul y valioso aderezo de perlas, y vistiendo el Rey uniforme de capitán general; en las principales localidades, ocupadas por la sociedad coruñesa más selecta, competían la hermosura, la elegancia y el lujo.

La función se celebró en la noche del 2, y los Reyes fueron objeto de entusiastas manifestaciones de respetuoso afecto.

Habiéndose desistido del viaje por mar a Lequeitio y San Sebastián, por causa del borrascoso temporal que hinchaba las olas del Cantábrico, SS. MM., los Reyes subieron al tren en la Coruña a las siete de la mañana del día 3, y llegaron a la capital de Guipúzcoa a la una de la tarde del 4.

El grabado que publicamos en la pág. 165 (también dibujo del natural, por Comba) es una crónica ilustrada, en la cual se reproducen los principales episodios de dicho viaje: el banquete en León, espléndidamente servido a los resplandores de luz eléctrica; la fantástica perspectiva que ofrecía el camino de Galicia al pasar el tren Real entre cohetes y luminarias; la ovación tributada a SS. MM. en San Sebastián, donde el Sr, Romero Robledo presentó a la Reina, en nombre del partido conservador, un precioso ramo de flores; la revista de las tropas de la guarnición por S. M. el Rey, en la Avenida de la Libertad, de la misma ciudad.


La Ilustración española y americana, 30 de septiembre de 1883

CRÓNICA GENERAL

La nota característica de la estancia de S. M. el Rey en Alemania no ha sido su asistencia a las maniobras militares efectuadas en Homburgo, ni las atenciones que le ha prodigado la familia imperial, ni aun lo que la malicia haya podido inventar haciendo cálculos acerca de las conferencias entre el emperador Guillermo y D. Alfonso. Lo que ha llamado la atención y alarmado a Francia, hasta el punto de hacer olvidar la cortesía a algunos periódicos, ha sido el acto de galantería del Emperador al nombrar coronel de un regimiento de hulanos, de guarnición hoy en Estrasburgo, al Rey de España,

El hecho en si nada tiene de particular ni de alarmante; el Emperador de Alemania ha otorgado nombramientos análogos a otros soberanos, sin que esa distinción comprometa a nada, ni sea signo de alianza; coronel de un regimiento alemán es el Czar, lo cual no obsta para que Rusia y Alemania se deseen todo el mal que puedan, y para que en caso de guerra el Czar ametrallase al regimiento cuyo mando le ha conferido el emperador Guillermo, ó que dicho regimiento hiciera fuego contra su coronel. ¿A qué conduce el empeño de los periódicos franceses de dar sentido hostil a un acto tan sencillo y usual? ¿A que darse por resentidos y agraviados, si nada indica que se hallen dispuestos a pedir cuenta del supuesto agravio? Parécenos que hay en su conducta inconcebible ligereza, y que obrarían con más sagacidad recordando el brindis de S. M. el Rey en Monforte, tan amistoso para Francia, y comparando la significación directa y franca de aquellas palabras solemnes con la significación rebuscada de un acto tan ajeno a todo carácter político, como el ofrecimiento de la coronelía y su natural aceptación, ¿Cómo no se fijan los que alambican de tal modo las cosas, en haber salido de Alemania el rey Alfonso antes de que se inaugurase el día 28 el monumento conmemorativo de las victorias de Alemania. Ese si que es un acto de cortesía a Francia bien determinado.

La opinión general en España es favorable a la neutralidad y a conservar buena amistad con los vecinos; conviene que éstos sean circunspectos respecto de nosotros, y no conviertan esta buena disposición en mala, hiriendo nuestro orgullo nacional injustamente.

La única ventaja sólida y positiva que, entre los muchos inconvenientes de la supuesta alianza, se ha dicho obtendría España, en caso de realizarse aquella, ha sido la facultad de establecernos en la costa N. del África, es decir, de realizar la política tradicional española. Pero es el caso que esas adquisiciones necesitan recursos y elementos marítimos que hoy no poseemos; por lo cual, siendo ello bueno en si, resulta hoy ilusorio, toda vez que para conquistar territorios africanos es indispensable una situación más próspera que la actual. Y no siendo inmediata la ventaja, ¿cómo habíamos de pactar adquiriendo compromisos graves y perentorios a cambio de ventajas remotas, que tendremos gratuitamente al mejorar de condición y que no obtendremos nunca en caso de que no mejoremos?

Hace mal Francia si cree tener en España una enemiga que no existe.

Escrita nuestra crónica, y cuando no hay medios hábiles de alargarla, se recibe la noticia de los actos hostiles que una parte del populacho parisiense ha ejecutado a la llegada del Rey de España a la capital de Francia. No esperábamos tal falta de consideración y de cultura, y sentimos no disponer hoy de más espacio que para reprobarla con justa indignación.

NUESTROS GRABADOS

INAUGURACIÓN DEL FERRO - CARRIL A LA CORUÑA.

Iluminación y fuegos artificiales en la bahía, — La peña de la Marola, — El tren Real a su paso por el viaducto de Cobas.

Tres nuevos grabados publicamos en este numero, por vía de complemento, relativos a la inauguración oficial del ferro-carril a la Coruña.

El primero de la pág. l80 (dibujo del natural, por Meléndez) representa la iluminación pública y los fuegos de artificio en el puerto y la bahía de la Coruña.

Por causa del recio temporal de lluvias y vientos huracanados que reinó constantemente en aquella capital en los tres primeros días de los festejos públicos, la función de fuegos artificiales anunciada en el programa para la noche del 2 del actual no pudo verificarse hasta la noche del 5; a la vez que iluminación espléndida y bien combinada lucia en el paseo de Méndez Núñez, en la calle Real y en otros sitios de la ciudad, la ancha bahía, surcada por muchas embarcaciones menores, ofrecía un aspecto verdaderamente mágico y singular, con los innumerables cohetes y otros fuegos de artificio que poblaban incesantemente el espacio, y cuyos vivos fulgores rielaban en la inquieta superficie del Océano.

Produjo gran efecto el volcán artificial que figuraba en la misma bahía y que reproduce nuestro grabado en primer término; en el interior de un pequeño islote formado por huecos peñascos, se habían hacinado petróleo y otras materias combustibles que produjeron, en momento oportuno, la apariencia de una erupción volcánica surgiendo de las aguas del mar.


El segundo grabado de la misma página 180 (dibujo del natural, por A. de Caula) representa el sitio denominado La Peña de la Marola, cerca de la Coruña, al cual presta cierto interés de actualidad lo mucho que hoy se habla de aquella ciudad gallega.

Hay un refrán en aquel país, que dice de este modo: El que pasa la Marola pasa la mar toda; y alude esta frase popular, un tanto hiperbólica, a la facilidad con que suelen sentir los ingratos efectos del mareo, al navegar por las cercanías de la Marola, hasta las personas más habituadas a viajes marítimos; y es que en aquel sitio desembocan las rías de la Coruña, de Sada, de Puentedeume y de Ares, moviendo gran oleaje, que imprime, a los buques el balanceo más desagradable.

Por último, el grabado de la página 181 (dibujo del natural, por Comba) representa al tren Real, en el acto de pasar por el puente del estrecho de Cobas.

Nuestros lectores saben (véanse los dos números precedentes) que este puente es una de las más sorprendentes obras de la sección del Toral al Doral, en la línea férrea inaugurada el 1.º del mes que fina; enlaza a las provincias de León y Orense, cuyo limite forma en aquel punto el curso del Sil; su armadura metálica tiene 105 metros de longitud por 11 de anchura, y se apoya en los peñascos de las dos orillas; ha sido dirigido en su colocación por los ingenieros D. Urbano Peña y M. Richard.

La Ilustración española y americana, 8 de octubre de 1883

CRÓNICA GENERAL

Lejos estábamos de suponer, cuando terminábamos la crónica anterior, que ocurriesen los hechos graves que indicábamos en una ligera nota, y menos aún que se modificase en cuarenta y ocho horas tan profundamente la opinión, pasando de la indiferencia al apasionamiento. La injuriosa y brutal recepción hecha al Rey de España por el populacho de París en el momento de su llegada en calidad de huésped é invitado, escandalizó a todos los pueblos cultos, y despertó en España sentimientos por desgracia muy amortiguados. Cuando manifestamos respetuosamente nuestra opinión, contraria al viaje de S. M., no podíamos prever sus resultados; sabíamos, porque era notorio, y los pronunciamientos de Badajoz, la Seo y Santo Domingo lo habían revelado, que existía una vasta conspiración internacional contra las instituciones españolas; que los conspiradores estaban dispuestos a aprovechar, en descrédito de aquéllas, cualquier incidente del viaje, y temíamos de éste toda clase de peligros, Pero lo que nunca hubiéramos imaginado era la insigne torpeza de los que han urdido la trama política, que, debiendo servir para perjudicar a D. Alfonso, ha contribuido a su enaltecimiento.


Dispuestos a cerrar los oídos a todo lo que contrariaba sus planes, echaron tierra a las declaraciones del brindis de Monforte, tan amistoso para Francia, y al acto de cortesía de no asistir el Rey de España a la inauguración de la estatua de Germania; y levantando un clamoreo contra las intenciones que suponían en el Rey de España, consiguieron enardecer los ánimos en París.

El acto de aceptar D. Alfonso, como no podía menos de aceptarlo, siguiendo el ejemplo de todos los Soberanos, los honores de coronel de hulanos, fue el pretexto para la explosión de los disgustos; si en vez de uniforme de coronel de hulanos le hubieran dado el mando honorario de otro cuerpo alemán, hubiera sido lo mismo; ¿qué regimiento alemán no tendrá recuerdos desagradables para los franceses después de una guerra desgraciada? Pero aun sin suceder lo de la coronelía, como la prensa enemiga del Rey había ya hecho cuestión de hostilidad a Francia del hecho del viaje; como la conspiración internacional había ya declarado guerra en Badajoz, la manifestación hostil se hubiera efectuado de todos modos en París. Creían los iniciadores de la intriga que, al eco de los silbidos franceses, responderían en España los pronunciamientos que no habían estallado la primera vez. No sospechaban que aquel acto aclararía de tal manera los sucesos, que no dudase nadie en Europa, no ya del origen evidentemente francés de la conspiración española, sino hasta de las personas allegadas a los altos elementos oficiales, y hasta de los individuos del Gabinete que les habían prestado su apoyo; los militares españoles que coadyuvaron a aquellos sucesos deplorables pudieron comprender, llenos de tristeza, de quiénes habían sido instrumentos.

Ello es que mientras Austria, Alemania y Bélgica, y en estos países, príncipes de Inglaterra, Portugal y otros estados habían acogido con gran consideración y agasajo al Rey de España, el populacho de París le recibió con inculta é insultante gritería, de que no hay ejemplo en pueblos civilizados. Alguien ha recordado que en España se ha silbado también en la Plaza de Toros a monarcas españoles y extranjeros; es verdad: son los usos diplomáticos de esas bárbaras funciones; pero aun en ese sitio, de que está desterrada la cultura, aquella manifestación fue seguida de una satisfacción inmediata, convirtiéndose en aplauso; y como no tenía significación política, y España se silbaba a si propia en la persona de sus jefes, es pueril buscar analogías, a menos de confesar que París no es actualmente una gran capital, sino una gran plaza de toros.

Los gritos de ¡abajo el hulano! y otros equivalentes, descartando los más indecorosos, significaron claramente el pretexto de la manifestación. Se atacaba el acto del Emperador de Alemania y se menospreciaba a España, no atreviéndose a vociferar contra los hulanos de la Embajada alemana, y no reparándose en injuriar personalmente al Monarca español, que representaba a un pueblo a quien suponen menos fuerte los intransigentes de París. Es decir, que éstos no pudieron disimular, aun en un momento de delirio, su timidez ante los poderosos y su atrevimiento ante el pueblo debilitado por muchos años de desgracia, creyendo que porque está escaso de plazas fuertes, buques de guerra y cañones, tiene menos virilidad que otros pueblos mejor fortificados.

La conducta de D. Alfonso en aquellas circunstancias difíciles no pudo ser más digna. El acto de despedir la escolta inútil que se ponía a su disposición, y pasear sin ella, y luego a pie, las calles de París; su actitud enérgica anunciando que se retiraba con su embajador, y la prudencia de que dio pruebas, reclamando y obteniendo que se hiciesen públicas las explicaciones que le dio el Presidente de la República al solicitar que asistiera al banquete del Elíseo, y su retirada de Francia sin jactancia ni timidez, después de haber demostrado, en su paseo por las calles de París, que no temía por su persona, y que no confundía al pueblo francés con los alborotadores de la estación, llenaron dos objetos importantes. Demostrar su presencia de ánimo, y hacer posible una reparación satisfactoria sin acudir a medios extremos y humillantes.

En contraposición a esta actitud firme, correcta y prudente, la gritería popular, la debilidad inexplicable del Gobierno francés, la conducta anómala del Ministro de la Guerra, que no asistió al banquete, y los insultos destemplados de una parte del periodismo parisiense, produjo en Europa un efecto repulsivo. Los gabinetes, la prensa de todas las naciones civilizadas protestó de aquellos hechos, así como una gran parte del periodismo francés y los súbditos de aquella nación residentes en los dominios españoles, produciéndose en todo el mundo un movimiento de indignación.

Los lazos afectuosos, las intimas relaciones mercantiles é industriales que unen a España y Francia, habían hecho olvidar rencores de otros tiempos. ¿Qué políticos son ésos que se complacen en abrir heridas cicatrizadas? ¿Cómo no ha de pedir la Francia pacifica, sensata y generosa, cuenta de sus torpezas a los hombres que han estado a pique de destruir esa armonía civilizadora, y que han querido perturbar nuestro país? A sus maquinaciones deben los franceses que tienen comprometida su fortuna en valores españoles, una merma considerable de su capital; y cada golpe que lastime nuestro crédito o desorganice nuestra industria, ó produzca crisis mercantiles, ó perturbe nuestro país, arruina a infinitos y laboriosos franceses que han invertido sus riquezas en, España, ó residen en ella dedicados al trabajo, estimados y tranquilos.

Si a España conviene la paz, también esta interesada en ella una parte muy respetable de la Francia, que se indigna contra las torpezas de los que tan mal defienden sus intereses.

Error insigne el de los que creyeron perjudicar moralmente a D. Alfonso con sus denuestos y silbidos. La recepción que hizo el pueblo de Madrid, primero a la Reina y luego a su esposo, fueron indemnizaciones espléndidas de aquella sinrazón. La acogida hecha a la dama fue conmovedora, galante y entusiasta; las lágrimas que corrían por sus ojos dirán si exageramos. La entrada de D. Alfonso en Madrid fue imponente; rara vez hemos visto una columna de gente tan compacta y formidable como la que acompañaba el carruaje; parecía que éste, en vez de rodar, iba levantado a pulso por aquella muchedumbre, mientras en los carruajes, balcones y calles del tránsito, las mujeres agitaban los pañuelos, los hombres saludaban con los sombreros, y las aclamaciones al Rey y a España no cesaban un instante. Luego el pueblo invadió el palacio, y por primera vez en España pisó aquellos salones, violando la etiqueta, la multitud anónima, la que sólo toma parte en los actos públicos cuando un hecho grande impresiona, más que su entendimiento, su sencillo y recto corazón. Si; allí había republicanos y carlistas y muchos indiferentes, de esos llamados indiferentes porque no han contribuido nunca a desgarrar con sus pasiones a la patria, pero que sienten sus dolores y agravios, y se entusiasman con sus alegrías. Madrid, tan frío, escéptico y burlón, sentía correr por sus venas oleadas de sangre joven; se sentía por todas partes algo desusado y bueno, que no nos acostumbra a inspirar la política con sus sutilezas y miserias.

La prudencia y la excitación del pueblo español en estos días dan la clave de los sentimientos nacionales. No queremos mal a Francia, que no es culpable de lo que hacen en su nombre gentes que la quieren tan mal como a nosotros; no tenemos exigencias odiosas y humillantes; pero sí el derecho de todo pueblo digno de no ser vilipendiado en su representación más alta. Confiemos en que el Gobierno sostendrá tan legítima causa sin ridículos alardes, pero con firmeza y dignidad.

El haber obligado el Presidente de la República al ministro de la Guerra, general Thibaudin, a presentar su dimisión, es un paso importante para la buena inteligencia. La conducta de aquel general había sido tan sospechosa como deplorable. Era una especie de Luisa Míchel emboscada en el Ministerio de la Guerra.

Critican algunos ciertas manifestaciones que se han hecho estos días en las representaciones teatrales. Por ejemplo, el público de una capital de provincias se opuso a que continuara ejecutándose la interesante zarzuela de los Sres. Ramos Carrión y Fernández Caballero, La Marsellesa, hasta ahora siempre representada con aplauso. La verdad es que el himno nacional francés no suena bien en estos días, a no ser cantado con la letra que le puso Ricardo Vega en el sainete Cuatro Sacristanes. Por lo demás, el espíritu de La Marsellesa, de Ramos Carrión, tiene cierta oportunidad recordando el París intransigente. Nosotros ni criticamos ni aplaudimos estas demostraciones de pocas consecuencias, como la supresión de los couplets en la zarzuela Ellos y nosotros, ó de la representación de la bandera tricolor en el baile Excelsior. Cuando resultan heridos ciertos sentimientos, hasta las pequeñeces ofenden la vista y los oídos.

La calma está casi restablecida por fortuna. Preferimos estos desahogos a otros menos inofensivos.

INAUGURACIÓN DEL FERRO-CARRIL A LA CORUÑA.

El tren Real.

La prensa periódica de España ha tributado grandes elogios a la Compañía de los ferro-carriles de Asturias, Galicia y León, por el magnifico tren Real que puso a disposición de SS. MM. los reyes D. Alfonso y D.ª Cristina, al verificarse el acto inaugural de la línea a la Coruña, el día 1.º de Setiembre próximo pasado; nosotros, empero, ofrecemos en la pág. 199 dos grabados que representan el interior de los principales salones del tren Real, según dibujos del distinguido ingeniero D. Rafael Torres y Bazterrica, que ha tenido la amabilidad de remitirnos el sabio ingeniero jefe del servicio de Material y Tracción de la nueva línea, D. Adolfo Baumann, a quien damos por su galantería las más  expresivas gracias.



Constituyen dicho tren ocho carruajes, que forman el orden siguiente;

Primero: Cocina. — Lleva este coche una cocina de hierro, a la francesa, en la que pueden prepararse 40 cubiertos; tiene dos depósitos capaces de contener 700 litros de agua; armarios para viandas, vajilla, cubiertos, paños, combustible, etc., y fregaderos y retrete, y un departamento en el que pueden colocarse siete personas.

Segundo: Ante cocina. — Es un coche convertido en salón, donde puede colocarse todo el servicio de mesa para llevarlo al comedor en el momento oportuno; está rodeado de bancos y puede utilizarse como departamento para la servidumbre interior.

Tercero: Comedor. — Es un salón tapizado de reps color café con filetes dorados; el techo, de un gusto exquisito, está formado de maderas de caoba y erablo verde y blanco, y el piso, cubierto de rica alfombra; dan luz 18 ventanas, que llevan cortinas de damasco azul, y tiene en el centro una mesa de nogal para 20 cubiertos; las sillas, también de nogal, son de rejilla; en cada ángulo del coche hay un lavabo, al que se surte de agua por medio de un sencillo mecanismo; el alumbrado consiste en tres lámparas en el techo y tres elegantes candelabros niquelados, de cuatro luces cada una.

Cuarto y quinto: Dos salones. — Tienen la misma distribución, que es la siguiente: un saloncito de fumar, decorado con cuatro divanes de marroquí, color marrón claro, y dos pequeños veladores; la tapicería es de satén del color de los divanes, y el techo de maderas de nogal, erablo y caoba; el salón central, decorado con el mejor gusto, tiene su tapicería capitoneada de damasco perla, con flores de lis; los recuadros están formados de raso azul pálido, y las cortinas de las cuatro grandes ventanas forman elegantísimos pabellones de sedería de los mismos colores; las puertas, de ricas maderas talladas, tienen espejos biselados; completan el decorado de los salones dos divanes, cuatro sillas imperiales y un magnífico velador; el alumbrado consiste en lámparas en los techos y candelabros niquelados y dorados con bombas deslustradas. Hay también en cada coche un cuarto para un criado, y otro, lavabo-retrete, y además de la comunicación con el resto del tren, ambos tienen balconcillos con escaleras de gran gusto, que dan acceso a los coches.

Sexto: En este coche, destinado a dormitorio de S. M. la Reina, la Empresa ha procurado reunir todo el confort y elegancia posibles; un corredor lateral permite la comunicación con los demás coches, sin pasar por las habitaciones: el decorado del gabinete de la Reina, cuya tapicería ostenta los colores de la Casa de Austria, es bellísimo; las paredes y el techo son de brocatel azul y plata; las molduras y adornos, de oro y negro; los recuadros, formados con peluche cardenal; el lecho es de bronce; la colcha, de brocatel azul, con adornos de peluche y pasamanería;











No hay comentarios: